Edito de François GIORDANO

 

LA DEFENSE, ETERNEL DEFI REPUBLICAIN


Faisant preuve de réalisme dans leur approche des relations internationales, les gouvernements de la Cinquième République, de gauche et de droite, ont toujours veillé à ce que la France dispose d'un outil militaire crédible, capable à la fois de garantir notre sécurité nationale et de sauvegarder en toute circonstance nos "intérêts vitaux". Le choix de l'arme nucléaire a permis à la France de rester, en toute indépendance, dans le peleton de tête des armées les plus modernes et dissuasives de la planète... Mais ce choix stratégique a également permis d'affirmer aux autres nations que la démocratie et l'intégrité terroritoriale françaises sont des valeurs non-négociables.


Le siècle qui commence laisse malheureusement présager des conflits graves, liés à la raréfaction des ressources naturelles et à la volonté de s'affirmer de nouvelles puissances régionales et continentales. Dans ce contexte, désarmer serait pour la France et l'Europe la pire des options. Prenant conscience de la gravité des enjeux, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé de maintenir l'effort de défense à au moins 2% du PIB ; il a également milité en faveur d'une politique militaire commune plus ambitieuse au niveau de l'Union européenne. Plus que jamais la modernisation de notre outil de défense se révèle indispensable, car nos armées montrent des signes d'essoufflement. Le débat s'avère plus que jamais nécessaire pour déterminer quelles doivent être les orientations stratégiques de notre défense. Des choix et des arbitrages doivent être faits. La France, dans ce domaine aussi, ne peut plus se payer le luxe d'attendre. Passionner le citoyen pour les questions de défense n'est pas le fait de quelques nostalgiques de Napoléon ou de De Gaulle : c'est le devoir sacré de tout citoyen, de tout démocrate qui aime son pays et qui ne badine pas avec son avenir.