La modernisation de nos institutions – qui était au cœur des promesses électorales de Nicolas Sarkozy – est désormais l’un des chantiers prioritaires de ce début de quinquennat.
 
Le M.J.O a donc souhaité ouvrir des pistes de recherche communes sur ce thème; et ce pour au moins deux raisons :
La première, c’est que l’essence - même de cette réforme colle à l’état d’esprit dont se réclame le M.J.O, c’est-à-dire moderne et rassembleur.
 
En effet, parce qu’elles relèvent de l’intérêt de la nation, nos institutions transcendent les clivages partisans et devraient idéalement faire l’objet d’un consensus.
C’est d’ailleurs à ce titre que Nicolas Sarkozy a demandé à des membres de tout horizon politique d’œuvrer au sein d’un comité de réflexion sur le sujet.
 
Tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire que nos institutions doivent être dépoussiérées ; les différences ne portent que sur le degré - plus ou moins poussé - de changement.
A ce propos, Nicolas Sarkozy n’a cessé d’assurer sa fidélité à la Cinquième République, expliquant que ce ne sont pas les principes qu’il faut changer mais les pratiques.
 
La seconde raison c’est qu’à travers cette réforme particulièrement ambitieuse, se pose la question de l’identité de notre démocratie et de la légitimité de l’Etat, garants de la cohésion sociale. C’est pourquoi cette réforme est prioritaire car de sa mise en œuvre découlera en partie la réussite des autres grands chantiers gouvernementaux.
 
En effet, cette réforme devrait susciter, en filigrane, un regain de confiance des Français dans un système dans lequel ils ne se reconnaissent pas ou plus. A la clé donc, plus de transparence, plus de représentativité, et bien entendu, plus d’efficacité. Comme le disait le général de Gaulle : " L’adhésion populaire fait seule la force et l’efficacité des institutions ". Nul doute qu’il faudra du temps et de la pédagogie pour faire adhérer les Français à cette réforme aux allures parfois techniques mais qui promets de passionnants débats pour tous les amoureux de la République.