Edito de Sébastien MOUSSION

L’Université française connaît depuis ces derniers mois une nouvelle dimension dont elle a un besoin vital. Le constat fait sur les dernières décennies a montré un retard conséquent du système d’enseignement supérieur de notre pays : manque de moyens budgétaires, mauvais classement face aux grandes universités étrangères, manques de débouchés, délabrement général de la plupart des bâtiments universitaires. Chaque réforme se heurte à une opposition motivée qui enlise l’Université dans cette situation.

Or, avec les réformes en cours, elle s’ouvre à de nouvelles possibilités de progression : plus grand investissement budgétaire (par la vente de 3 % des actions d’EDF par l’Etat) dans les campus, plus grande autonomie tout en respectant un encadrement national des diplômes, plus de flexibilité et d’adaptation au bassin d’emploi.

L’Université doit, pour sa survie, faire face à ses problèmes et les régler , elle doit évoluer.